Run Have Fun Etc.

Montagne de la Lance (1340m) en Drôme

« À la Saint-Sébastien accroche-toi bien! »

 

Aujourd’hui, 20 janvier 2017, c’est la SL trailrunning.

 

Nous poussons à une trentaine de kilomètres, près de Nyons. Monsieur Doudoucoach me montre de loin le sommet de la Montagne de la Lance, dans ce que l’on peut déjà nommer les Pré-Alpes du Sud.

 

Ici, il paraît que l’on peut croiser des chamois… J’ai hâte!

 

 

Nous parvenons jusque le lieu-dit Les Guilles où nous garons Titine.
Plutôt que de palabrer tout en grands discours, je préfère vous régaler en images. C’est moins chiant rébarbatif!

 

Quoi, comment « il va y avoir du sport? ».
Le ton est donné, température assez idéale et neige!

 

Une bonne partie de notre parcours s’effectue via le GR9 qui nous portera avec grâce (non, jamais de la vie je ne me suis étalée de tout mon mon long sur la neige fondue et les cailloux, jamais) et un brin de magie (parfois, la beauté du lieu en est presque irréelle, le souffle est coupé par l’effort et la magnificience) jusqu’au sommet qui culmine à 1340m environ.

 

Je m’imaginais qu’il ne resterait que des traces de neige ça et là.
Que nenni, nous avons pu trottiner (marcher très souvent en ascension, OMG ce que c’est pentu!) sur un bon quart des 21,6 kilomètres et 1193m de D+, le tout achevé à la frontale (soyez toujours prévoyants lors de vos sorties longues!).

 

Monter, encore et toujours. Lentement.

 

Bref, moi qui me lamentais de n’avoir pu participer au Trail Blanc à Serre Chevalier, j’ai eu ma « snow »!

 

Bientôt le sommet! Waouh, la vue panoramique époustouflante!

 

Au faîte de la Montagne de La Lance! Magical moment!

 

C’est beau, majestueux, un très bel endroit, propice à la randonnée, l’entrainement de trail.

 

 

C’est sauvage, root. Le sommet est l’ultime récompense, sans oublier les nombreux prix de consolation: pouvoir observer une flore et une faune riche en diversité, ceci en toute saison, le kiff, la sensation de n’être qu’un insecte face à tant de grandeur, se sentir fier, fort, un savant mélange de diverses sensations.

 

De la lavande cultivée en champs ou sauvage, le long du chemin, à la neige en hiver… En passant par les chamois (cette fois pas de jolie rencontre) les sangliers (à la place des chamois, largement moins marrant, ces petits gars sont parfois un soupçon sanguins!) & autres oiseaux, insectes…

 

 La vue imprenable sur les Alpes, quand je vous dis que nous vivons au paradis, franchement je ne mens pas.

 

Et puis, hésitants quant au choix du sentier, nous commençons la descente.
Des pierriers, de la neige, un single tortueux, des racines, le froid qui s’installe, le jour qui peu à peu décroît…

 

Tout en dérapage contrôlé!
Gambader dans la neige en Fivefingers est très agréable, gare cependant aux pierres dissimulées sous le manteau blanc qui jonchent le sol par centaines.
De véritables petits pièges à pieds de Hobbit!

 

Tu voulais la neige? Tu l’auras eue!

 

Mes genoux brûlent, j’ai un peu faim, ma boisson d’hydratation gèle en paillettes dans ma gourde.
Soudain le cœur bat la chamade. Un sanglier s’invite à la fête! J’entends ses cris, tout près, apparemment il s’éloigne mais quelle frayeur!
Imperturbable, Monsieur en contrebas me conseille de rester cool… Ok….

 

La distance nous séparant de la voiture (j’ai une pleine thermos de café bien chaud!) s’est rallongée.

 

Il gèle, heureusement, nous embarquons toujours impérativement l’équipement minimum, la prévention est de mise: un vêtement chaud supplémentaire, de quoi s’hydrater, se nourrir, une couverture de survie.

 

Nous ajustons nos frontales et continuons péniblement.
Les derniers kilomètres sont éprouvants, j’ai l’impression que jamais je ne reverrai Les Guilles, j’ai la dalle, je trouille dès que j’entends un froissement de feuilles, des brindilles craquer, un chien aboyer, Mimie Geignarde le retour.
Ça faisait longtemps!

 

 

Je glisse sur le verglas, mes doigts sont tétanisés sous les gants, Doudoucoach me rassure (euh… Tu sais dans ces moments-là t’as juste envie de crier TG…), OUI on arrive bientôt, MAIS QUAND PÉTARD?

 

Enfin je reconnais la ferme à proximité de laquelle nous avions fait demi-tour en début d’après-midi alors que nous cherchions une place pour garer la voiture.
Je sens que je me déride dis-voir!

 

Encore quelques mètres et nous pouvons enfin boire un café, nous changer et nous féliciter de cet entraînement de fou à la Montagne de La Lance!!!

 

Run Have Fun Etc. & rends-toi sur la page FB de COMPEX France, retrouve et LIKE mon commentaire sous la photo correspondant à ma région) s’il te plait, jusqu’au 8 février, c’est open bar!

 

Rappelle-toi, je postule afin d’espérer intégrer la Team Trail Compex 2017  à l’occasion de la 6000D (ouais, elle est dingue).

 

 

 

Laurence, amie des bêtes, humains compris…

 

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5 reflexions sur “Montagne de la Lance (1340m) en Drôme

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